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GTS Physio · Coiffe des rotateurs

Tendinopathie de la coiffe : faut-il arrêter de bouger ?

Le plus souvent, l’enjeu n’est pas de protéger indéfiniment l’épaule, mais de trouver le bon niveau de charge puis de reconstruire sa capacité.

Illustration clinique

Le principe : adapter la charge à la capacité du moment

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1 · Calmer

réduire les pics de charge irritants

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2 · Recharger

mouvement + résistance tolérée

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3 · Renforcer

plus de force et d’endurance

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4 · Spécifier

travail, sport, gestes au-dessus de la tête

À retenir en 30 secondes

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L’exercice actif est recommandé en première intention dans la tendinopathie de la coiffe.

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Il n’existe pas une seule « bonne » charge : on ajuste selon la réponse pendant et après l’exercice.

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La progression vise la fonction : porter, lever le bras, travailler, dormir, faire du sport.

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Qu’est-ce que la coiffe des rotateurs ?

La coiffe réunit quatre muscles et leurs tendons autour de l’épaule. Ils contribuent à produire de la force et à contrôler la tête humérale pendant les mouvements. Une douleur liée à la coiffe peut apparaître progressivement ou après une augmentation de charge.

Le terme « tendinopathie » décrit une situation clinique ; il ne signifie pas que le tendon est fragile au point de devoir être laissé au repos complet.

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Pourquoi l’exercice est-il central ?

La recommandation clinique 2025 de la JOSPT soutient un programme actif, pouvant inclure contrôle moteur et renforcement avec différentes charges, comme traitement initial pour réduire douleur et incapacité.

L’objectif n’est pas seulement de faire disparaître une douleur lors d’un test : il est d’augmenter la capacité de l’épaule à répondre aux contraintes de la vie réelle.

  • Renforcement de la coiffe et des muscles de l’épaule.
  • Travail de mobilité si une limitation pertinente est présente.
  • Endurance et contrôle pour les gestes répétés.
  • Progression vers les charges, vitesses et amplitudes spécifiques au patient.

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Combien de douleur est acceptable pendant un exercice ?

Il n’existe pas de chiffre universel valable pour tous. Une légère augmentation transitoire peut être acceptable si elle reste maîtrisée et si l’épaule revient vers son niveau habituel dans un délai raisonnable. Une augmentation nette, durable, associée à une perte de fonction ou à une aggravation de séance en séance invite à réduire la dose.

Le critère le plus utile est souvent la réponse globale : pendant l’exercice, dans les heures qui suivent, le lendemain et sur plusieurs semaines.

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Repos ou adaptation ?

Un repos relatif temporaire peut aider lors d’une phase très irritable, mais l’arrêt prolongé de toute activité peut aussi réduire la capacité. La stratégie est donc généralement d’identifier ce qui est trop coûteux aujourd’hui, de l’ajuster, puis de le réintroduire progressivement.

Idées reçues

Ce que l’on peut nuancer.

« Un tendon douloureux doit être mis au repos jusqu’à guérison complète. »

Dans de nombreuses tendinopathies, l’exposition progressive à une charge adaptée fait partie du traitement.

« Plus l’exercice est lourd, plus il est efficace. »

Les données ne permettent pas d’imposer une intensité unique. La qualité de la progression et l’adhésion au programme comptent davantage qu’une charge maximale.

Quand demander un avis rapidement

Douleur brutale après traumatisme avec perte marquée de force ou impossibilité de lever le bras.

Aggravation continue malgré une adaptation correcte de la charge.

Douleur ou incapacité importante persistante après plusieurs semaines de prise en charge adaptée.

Cette page est une ressource d’information générale. Elle ne remplace ni un diagnostic individuel, ni les consignes d’un médecin ou d’un chirurgien, ni un bilan de kinésithérapie. La conduite à tenir dépend notamment du contexte, d’un éventuel traumatisme, des symptômes associés et des objectifs de la personne.